Illustrations

Cœur en fleur

Je vous en parlais il y a quelques semaines dans mon article sur les gribouillages de coin de page, le dessin est un moyen de détente mais également une aide à la concentration. Eh bien aujourd’hui, on va parler de l’art comme thérapie.

Dessiner pour panser

Une artiste nous vient tout de suite à l’esprit : Frida Kahlo.

Grièvement blessée dans un accident de bus alors qu’elle n’avait que 18 ans, Frida Kahlo commence à peindre pendant sa longue convalescence. Et c’est au moyen d’autoportraits qu’elle va alors raconter sa vie, son accident et ses souffrances. Depuis la barre qui lui a transpercé le ventre dans ce bus jusqu’à son divorce avec Diego Rivera, Frida Kahlo nous parle de sa vie à travers ses peintures cathariques.

« Ils pensaient que j’étais une surréaliste, mais je ne l’étais pas.
Je n’ai jamais peint de rêves, j’ai peint ma réalité. »

Frida Kahlo peindra jusqu’à la fin de sa vie. Pour moi elle est le meilleur exemple que je puisse donner au sujet de l’art comme thérapie. Ses œuvres qui l’ont accompagnée tout au long de sa vie valent plus que des mots. Elle s’est échappée du drame qu’elle a vécu en illustrant ce qu’elle ressentait. Frida Kahlo peignait pour survivre.

De nos jours, cette thérapie par l’art a pris une autre forme auprès du grand public

Les coloriages anti-stress

Dans un registre plus léger, on a vu l’arrivée de coloriages pour adultes ces dernières années. Ces recueils d’illustrations ont fait fureur, à tel point que certaines personnes ne se séparaient plus de leur cahier de coloriage antistress. Maison, boulot, salle d’attente, on a tous vu ces derniers temps des gens avec ce genre d’ouvrage, colorier des pages nonchalamment ou au contraire frénétiquement. Et ce n’est pas étonnant. Colorier sans réfléchir permet de ne pas penser, de se vider la tête. Parler « d’art-thérapie » n’est pas un terme trop fort selon moi. Comme j’ai pu le lire sur plusieurs sites, « l’art devient un moyen, la thérapie un but ».

Vous avez dû le remarquer dans mes articles précédents, je ne fais pas exception à la règle de l’art comme catharsis. Quand ma Bretagne me manque je dessine un phare en pleine mer. Quand je suis angoissée je me relaxe en noircissant des feuilles entières de fleurs. Pour moi l’art est un moyen d’exprimer sans parler.

Dans mes articles je donne les grandes lignes des explications de mes illustrations. Mais chacun est libre d’y voir ce qu’il veut et d’interpréter ce que je fais à sa façon.

2 Commentaires

  1. Marie

    8 février 2018 at 10:47

    Oh comme cet article me parle… Merci pour ce partage ! ❤
    Je n’ai aucun talent de dessinatrice mais j’aime «gribouiller» depuis mon plus jeune âge.
    Il y a quelques années, après une séparation, c’est en dessinant que je me suis soignée de la peine qui me rongeait chaque fois que mon fils de 3 ans quittait la maison pour aller chez son papa… Sur le papier, sans même que je m’y attende, est né un petit bonhomme qui ressemblait au mien, et des aventures qui retraçaient celles de mon quotidien avec lui. Je n’ai pas su m’arrêter et après une nuit entière de crayonnage, je me suis sentie libérée de ma peine : je venais de comprendre que ce petit bonhomme qui me manquait tant était en réalité toujours présent dans mon cœur, même lorsqu’il devait s’absenter quelques temps de la maison…
    Alors oui, je suis convaincue des effets bénéfiques du dessin, que l’on sache faire ou non, tant que ça vient de l’intérieur 🙂
    Chez Fichue Chipette, la vue seule des illustrations de fleurs apaisent l’esprit… Bravo ! 😉

    1. Fichue Chipette

      12 février 2018 at 15:25

      Oh merci Marie pour ton joli commentaire ! Ça me fait hyper plaisir et tes mots me vont droit au coeur ❤
      Que tu saches dessiner ou pas, peu importe, continue de le faire ! Si cela te fais du bien c’est le plus important 😉

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